Judas Ben-Hur, prince de Judée, retrouve son ami d’enfance Messala, venu prendre la tête de la garnison de Jérusalem. Mais leur amitié ne peut résister à leurs caractères différents. Alors qu’une pierre tombe du balcon de la maison familiale de Ben‐Hur, manquant de tuer le gouverneur qui paradait plus bas, Messala trahit son ami qu’il sait innocent en l’envoyant aux galères et en jetant en prison sa mère et sa sœur. Ben-Hur jure alors de reconquérir sa liberté et prépare sa vengeance.
Le film de tous les superlatifs : plusieurs dizaines de milliers de figurants, un budget record de 15 millions de dollars (l'équivalent de 200 millions aujourd'hui), près de 14 millions de spectateurs rien que dans les salles françaises et pas moins de 11 Oscars. Cette superproduction hollywoodienne de 3 h 30, portée par le charismatique Charlton Heston, est indiscutablement un très grand moment de cinéma. Avec plusieurs séquences mythiques, dont la plus célèbre, la fameuse course de chars, reste exceptionnelle. La façon dont William Wyler choisit de mettre en scène l'histoire de Jésus, en parallèle de celle de Ben-Hur, dont l'existence est fictive, et en filigrane de l'action principale, est audacieuse et particulièrement réussie.