Je n’avais pas de grandes attentes concernant ce film dont le contexte — la course à la voile autour du monde — ne me fait pas nécessairement rêver. J’admets pourtant avoir passé un moment dépaysant devant ce huis clos maritime, certes allégé par les scènes à terre. Le film a même réussi à rendre passionnante, à mes yeux, une épreuve sportive qui, jusque-là, n’avait suscité chez moi qu’une certaine indifférence.
J’ai trouvé les scènes à bord du bateau très bien filmées. L’histoire est plutôt simple, mais pleine d’humanité et, finalement, pas si invraisemblable que cela lorsque l’on connaît la détermination de certains jeunes Africains à rejoindre l’Europe. L’interprétation de François Cluzet est, comme d’habitude, excellente, même si, avec ce rôle de marin bourru, il verse quelque peu dans les clichés du râleur qui lui collent à la peau.
Avec ce premier long métrage, Christophe Offenstein signe une réalisation soignée, portée par une intrigue sensible. Un film à découvrir.