Champion du monde de boxe, Billy Hope mène une existence fastueuse avec sa superbe femme et sa fille qu’il aime plus que tout. Lorsque sa femme est tuée, son monde s’écroule, jusqu’à perdre sa maison et sa fortune. Pire, la garde de sa fille lui est retirée, la justice estimant son comportement incompatible avec son rôle de père. Au plus bas, il trouve une aide précieuse en la personne de Tick Willis, un ancien boxeur avec lequel il reprend l’entraînement. Billy va devoir se battre pour trouver la voie de la rédemption et regagner ainsi la garde de sa fille.
D’Antoine Fuqua, on retiendra surtout la prestation impressionnante de Jake Gyllenhaal, métamorphosé en boxeur avec une crédibilité étonnante alors que son physique ne semblait pas le prédestiner à un tel rôle. Face à lui, Forest Whitaker livre une performance solide, dans un registre de mentor sage qui rappelle inévitablement les compositions de Morgan Freeman.
Le reste se regarde sans déplaisir, mais le film aligne avec application tous les clichés du drame sportif popularisés par la saga « *Rocky* », sans en retrouver le souffle ni le charme des années 70 et 80. Ascension, chute, rédemption : chaque étape semble écrite d’avance.
Le combat final est pourtant particulièrement bien mis en scène, intense et spectaculaire, preuve du savoir-faire d’Antoine Fuqua lorsqu’il s’agit de filmer l’affrontement physique. Mais cette réussite ne suffit pas à masquer un scénario trop convenu pour susciter une véritable émotion. Un pur produit de studio, efficace sur le moment, mais dont le souvenir risque de s’estomper aussi vite que le gong final.