Sin City est une ville infestée de criminels, de flics ripoux et de femmes fatales. Hartigan s’est juré de protéger Nancy, une strip‐teaseuse qui l’a fait craquer. Marv, un marginal brutal mais philosophe, part en mission pour venger la mort de son unique véritable amour, Goldie. Dwight est l’amant secret de Shellie. Il passe ses nuits à protéger Gail et les filles des bas quartiers de Jackie Boy, un flic pourri, violent et incontrôlable. Certains ont soif de vengeance, d’autres recherchent leur salut. Bienvenue à Sin City, la ville du vice et du péché.
Visuellement bluffant, ce « cartoon » en noir et blanc a de quoi surprendre. Les trois histoires qui se succèdent donnent toute son originalité à cet « ovni » cinématographique. C’est splendide, glauque, inquiétant, gore, humoristique et tout droit sorti des comics de Frank Miller.
La voix off, même si elle est parfois un peu envahissante, raconte, comme dans une bande dessinée, les aventures de nos héros narcissiques dans des décors sublimés. Le jeu des couleurs souligne certains détails, tantôt glamour, tantôt cruels : le bleu des yeux d’Alexis Bledel en est une parfaite illustration. D’habiles ombres chinoises permettent également de masquer les scènes les plus trash et d’éviter de trop choquer.
Le casting est enfin excellent, ce qui nous permet de tomber définitivement sous le charme de *« Sin City »*, véritable plongée dans un univers aussi fascinant que cauchemardesque.