Sollers Point, Baltimore, aujourd’hui. Après une absence forcée, Keith, 24 ans, retourne habiter chez son père, il retrouve Sollers Point, son quartier de Baltimore de plus en plus marqué par le chômage, la violence et la ségrégation. Il y retrouve aussi ses démons.
*« Sollers Point – Baltimore »* dépeint un quartier gangrené par la pauvreté, la misère sociale, la violence et le chômage, dont les habitants sont majoritairement afro-américains. Dans ce quartier, un « Blanc », Keith, va tenter de gagner son autonomie tout en luttant contre ses propres démons.
On se retrouve face à un énième portrait à fleur de peau, celui d’un jeune proscrit aspirant à un nouveau départ, mais vite rattrapé par son passé. Un sillon inlassablement tracé par le cinéma indépendant américain, qui a souvent trouvé dans les personnages de marginaux et de déshérités des contre-modèles singuliers, mais souvent attachants.
Matt Porterfield parvient néanmoins à transformer un sujet rebattu en l’ouvrant à une géographie complexe, à la fois urbaine et affective. Quelques longueurs, certes, mais aussi quelques belles échappées poétiques.