Sandy Bates, cinéaste, traverse une crise existentielle. Il ne supporte plus les exigences de ses admiratrices, ni les questions de l'intelligentsia new-yorkaise. Son déplacement à un festival consacré à son œuvre lui permet de faire un point sur son travail et sa vie. Woody Allen fait son « Huit et demi ».
Film pour intellectuels pédants, Woody Allen est encore plus égocentrique qu’à l’accoutumée, avec des propos qui partent dans tous les sens, sans réelle cohésion. Le côté bavard ne fait qu’accentuer cette impression de grand déballage qui n’apporte aucun intérêt à cette diarrhée verbale. On n’en a que faire de ses questions existentielles, qui lui appartiennent, du sens qu’il donne à sa vie ou de son rapport aux femmes. C’est franchement indigeste et je me suis terriblement ennuyé jusqu’à la dernière minute. Certains aiment cet humour — ou plutôt cette humeur — narcissique ; personnellement, il me laisse complètement pantois.