Septembre 1971. Alors que les États-Unis s'enlisent au Viêt Nam, les jeunes recrues de l'armée américaine terminent leur entraînement par une semaine de conflit en situation réelle dans un camp militaire en Louisiane, réplique d'un village vietnamien. Roland Bozz, un jeune conscrit texan, se lie d'amitié avec un engagé volontaire apprenti écrivain, Jim Paxton, et s'attire les foudres de Wilson, un véritable sociopathe.
*« Tigerland »* est l’archétype du film de guerre américain, avec ses héros, sa cohorte de caricatures et son déluge de grossièretés du début à la fin. Tout y est : les grandes gueules, les fortes têtes, les rivalités viriles et les personnages taillés à la serpe. Cela pourrait vite devenir indigeste, et pourtant…
L’ensemble se regarde avec intérêt et parvient à faire ressentir la tension entre les différents protagonistes, preuve que les acteurs sont crédibles et que l’action fonctionne. Les décors réalistes renforcent encore cette impression d’immersion et donnent un peu de chair à ce récit très codifié.
Reste qu’il faut apprécier la testostérone en quantité industrielle : ici, la finesse n’est clairement pas invitée à la fête. Si vous aimez la virilité exacerbée, vous serez aux anges ; sinon, passez votre chemin !